Du 18 mars au 19 juin 2017 – Charles Percier (1764 – 1838) Architecture et design entre deux révolutions

 

Présentée au Bard Center Gallery à New York à l’automne 2016, puis à Fontainebleau, l’exposition est la première du genre consacrée à la figure et aux créations de Charles Percier, architecte reconnu et dessinateur hors-pair. Contrairement à Pierre Fontaine, son fidèle associé dont le journal relate son extraordinaire trajectoire du Consulat jusqu’à la fin de la Monarchie de Juillet, Percier ne laisse pas d’écrits mais d’admirables dessins, légués à l’Institut de France.

Formé à l’école gratuite de dessin puis auprès de l’architecte Peyre, Percier obtient le premier Prix de l’académie royale d’architecture en 1786, distinction qui lui vaut de séjourner en Italie et d’étudier les monuments de l’Antiquité. Sur le chemin du retour, il explore l’architecture italienne, comme le palais du Té à Mantoue, et en prolonge l’émerveillement au contact des grands ensembles décoratifs de Fontainebleau. Percier s’adonne à une archéologie poétique et participe à l’invention du patrimoine.

De Malmaison aux projets de réunion du Louvre aux Tuileries, du percement de la rue de Rivoli, de l’arc du Carrousel et du palais du roi de Rome, Percier participe aux plus grandes entreprises du Consulat et du Premier Empire.

Rassemblant près de 150 œuvres, tels qu’arts graphiques, ouvrages, objets d’art et d’ameublement prêtés par les musées français (Louvre, Versailles, Compiègne, Malmaison), le Metropolitan Museum of Art de New York et des collectionneurs privés, avec plusieurs dessins inédits, l’exposition s’attache à faire surgir l’individualité de Percier. Elle présente le cercle d’amitiés au sein duquel celui-ci évolue, en évoquant l’importance de son séjour italien, et explore la diversité de son oeuvre. Fort de la plus importante collection d’arts décoratifs du premier tiers du XIXème s,  le château de Fontainebleau met plus particulièrement l’accent sur l’apport de Percier dans le domaine intérieur et de l’ameublement tout en soulignant avec quelle appétence celui-ci observa les décors anciens du château.

Commissariat : Jean-Philippe Garric, professeur de l’histoire de l’architecture, université de Paris I Panthéon-Sorbonne, et Vincent Cochet, conservateur en chef au château de Fontainebleau.